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Travaillons avant de quitter le Havre que ces habitants surnomment le regard vers l’atlantique LH,  à 1/26e des éléments de l’exposition de Fanette Mellier à l’occasion de Une Saison Graphique 14. Ici, une gravure imprimée recto/verso en taille douce, coordonnée par le plasticien Yann Owens.

Crédits photographique, Jean-Michel Géridan

Crédits photographique, Jean-Michel Géridan

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Balayage - Marie Dirson

 

 

Éclaircir et mettre de l’ordre.

Reprendre le pinceau, le fusain, des aiguilles pour questionner nos modes de lectures.

Multiplier les écrans afin de recomposer la complexité du paysage contemporain.

Saupoudrer son environnement quotidien de malices (voire de je-m’en-foutisme) et désinhiber en même temps la peur de créer.

Inventer des personnages et des scénarii, les laisser sur le fil ou au bord de la page, en attente de la prochaine danse.

Parsemer des grains de différentes tailles (zoomer, tramer) toutes les surfaces et dépoussiérer par le mouvement, la mise à distance, les regards.

Préférer l’instabilité (et la précarité) aux préjugés et se confronter aux pratiques végétariennes et aux 9 mètres carrés qui scellent la surface de vie d’une « fourmi ».

Alerter et proposer des petits objets, des pansements, comme parade à une société qui s’enlise dans ses propres peurs.

Balayer les doutes sans jamais s’en débarrasser mais sans jamais se prendre au sérieux.

Entraîner avec soi. Déplacer de l’énergie, la laisser se répandre ou exploser.

Déplacer des montages.

 

Autant d’actions testées* par ces jeunes graphistes, autant pour s’inscrire dans une discipline que pour redéfinir leur métier de metteurs en formes. Un métier exigeant, parfois ingrat mais passionnant et constructif. Aussi léger (entre la frivolité et l’imperceptible, la teneur éphémère n’est que dans l’effet, non dans l’action) et indispensable qu’un balayage.

 

* et d’autres encore :

 - Plonger dans Francis Ponge : « la mer jusqu’à l’approche de ses limites est une chose simple qui se répète flot par flot. Mais les choses les plus simples dans la nature ne s’abordent pas sans y mettre beaucoup de formes, faire beaucoup de façons, les choses les plus épaisses sans subir quelque amenuisement», in Bords de mer, dans Le Parti pris des choses, poésie Gallimard, p.58.

 

- Revenir à Shakespeare : « Prospéro : Quoi ! mécontent ? Que peux-tu donc revendiquer ?

 Ariel : Ma liberté.

Prospéro :  Avant le terme ? Assez ! 

Ariel :  «  De grâce, rappelle-toi comme dûment je t’ai servi,

Sans menteries aucunes ni bévues, sans plaintes

Ni murmures, ce pourquoi tu m’avais promis

De me rabattre tout un an » in Shakespeare, La Tempête, acte I, scène II)

 

 

Vanina Pinter et Jean-Michel Géridan

 

 

 

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JLN = Jean-Luc Nancy

Page de garde de Jean-Luc Nancy

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Approximation mécanique, il est possible de combiner des Lego à des moteurs de lecteur VHSExif_JPEG_PICTURE Exif_JPEG_PICTURE

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Une première – comprendre antérieure – peau s’est révélée à la découpe. Reste à trouver pour cette image, ces courbes, une légende, une application. Géridan Géridan

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Braver une colline de glace, sur laquelle roule un coulis de réglisse, imaginant la couverture du livre d’Edward Page Mitchell.

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Équilibre à trouver.

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Réflexions autour de la maquette possible du futur ouvrage de Jean-Luc Nancy.

 

Ce titre d’allure facile s’impose pour bien des raisons. Il fait allusion aux Diables boiteux de Velez de Guevara et de Lesage, c’est-à-dire à l’histoire bien connue du démon Asmodée qui soulève les toits des maisons pour y faire surprendre par l’écolier Cléophas l’intimité des gens. Il soulève ces toits comme autant de couvercles de boîtes. C’est le geste que vous venez de faire avant de vous emparer de ce livre et de l’ouvrir.

Jean-Luc Nancy, Le Philosophe Boiteux.

Jean-Michel-Geridan-pour-Jean-Luc-Nancy

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L’occasion de revenir sur le dernier ouvrage en date édité de Jacques Derrida “à dessein le dessin” suivi de la postface “Derrida à l’improviste” par Ginette Michaud.
L’illustration de couverture est signée Yann Owens, tandis que je me chargeais de la gestion typographique. Pour la couverture, est donc employée la police de caractère Julien et pour les pages intérieure Irma et Greta Text regular & bold. Toutes ces polices sont signées Peter Bil’ak.  

http://franciscopolis.com/Jacques-Derrida-A-dessein-le-dessin-2013

L’ouvrage est disponible, en librairie et en ligne, via les presses du réel/ idea books :
http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=2767&menu=2

Ou bien encore par là:
http://www.amazon.fr/A-Dessein-Dessin-Jacques-Derrida/dp/2954420804
 

Vous comprenez que quelqu’un qui a le sentiment, la certitude étrange de n’avoir jamais pu dessiner au sens vraiment le plus élémentaire, le plus primaire du terme, mais qui sent même qu’il ne peut pas regarder un dessin, qu’il ne peut pas voir un dessin, percevoir un dessin, vous imaginez ce qui se passe quand le Louvre l’invite à organiser une exposition de dessins.
[…]
Je crois que je souffre toujours d’une inhibition grave quant au geste qui consiste à dessiner quelque chose et j’ai dû compenser cette inhibition quant au dessin muet en me tournant vers les mots, vers le discours, c’est-à-dire ce qui vient suppléer le dessin ou qui vient entourer ou assiéger le dessin.

Jacques Derrida

Quelques mois après l’exposition Mémoires d’aveugle qui se tint au Louvre en 1990-1991 et dont il assura le commissariat, Jacques Derrida fut invité par le professeur d’art et artiste François Martin à prononcer une conférence dans le cadre de son séminaire sur le dessin.Jacques Derrida évoqua alors,à l’occasion de cette rencontre,non seulement la préparation de l’exposition et le choix des motifs retenus mais aussi son rapport à l’art et l’importance toute particulière que revêtent le trait et le dessin dans son travail philosophique.
La transcription de cette conférence demeurée à ce jour inédite et son écoute rendue possible grâce au document sonore qu’elle accompagne permettent de suivre le philosophe dans cette passionnante remémoration – une mémoire qui s’ajoute en quelque sorte aux Mémoires d’aveugle et les ravive.

Ginette Michaud (février 2013).
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Au lever du soleil elles auront disparu. Dernière soirée, au Havre, pour ces affiches disséminées aux quatre coins de la ville signées Ahn Sang Soo, Hervé Tullet, Julian House, Helmo, Fanette Mellier, sous un ciel menaçant…

 

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